Vous savez, je ne pense pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation... Outre cette paraphrase plus ou moins célèbre du scribe de Astérix: Mission Cléopâtre, il reste que le musicien d'orchestre moderne est dans une situation bien précise.
Je choisis de parler de ça aujourd'hui parce qu'il m'est arrivé une expérience inattendue, et que ça m'a procuré un tel bonheur que j'aie bien l'intention de le partager. Je voudrais tout de même préciser que je vais parler ici, de l'instrumentiste d'orchestre qui accompagne un ou des solistes, plus particulièrement lors des productions lyriques.
Pour ceux qui l'ignore, les orchestres d'aujourd'hui bénéficient de certaines conditions dictées par des unions ou par des "syndicats" si on veut. Mal nécessaire, vu la grande quantité d'abus potentiel que peuvent causer les répétitions et même les représentations de spectacles, particulièrement au niveau des horaires. Il est donc dit que l'orchestre a droit à X min de pause par heure de répétition et qu'il ne doit pas répéter plus de Y heures dans une journée, ce qui est plus que justifié.
Par contre, il y a aussi des règles concernant les répétitions finales et les spectacles qui, malheureusement, empêchent le bon déroulement de certaines productions. Par exemple, dès que l'orchestre dépasse 3 heures lors d'une représentation, il tombe en temps supplémentaire, ce qui représente des milliers de dollars pour une cie parce que pour 3 min de trop, la cie se voit chargée 15 min de temps supplémentaire pour chaque musicien, et ainsi de suite, en augmentant par tranche de 15 min à chaque fois. Alors, si on ramène cette règle à l'opéra, et que l'on sait que la plupart des opéras présentés aujourd'hui ont pour plus de 3 heures de musique, on se retrouve avec un problème d'argent. Ça dure depuis des années en plus! Donc, très très rares sont les occasions où l'on a pu voir une production lyrique sans coupures ou modifications visant à terminer la représentation dans le 3hres sus-mentionné!
Les effets sont parfois désastreux: manque de temps lors des répétitions (où l'on doit arrêter et reprendre des extraits musicaux) ce qui fait que l'on ne peut répéter toute l'oeuvre d'un coup, et, encore pire, bien souvent des coupures horribles qui, même si elles peuvent faire du sens dramatiquement, n'en font pas musicalement (et vice-versa)... Il est plus difficile de l'expliquer que de l'expérimenter, mais, par exemple, le "Faust" de Gounod, dans sa version originale de près de 5 heures, avec, évidemment, une bonne distribution et une belle mise en scène, peut sembler moins long qu'une version "écourtée" de 3 heures avec cette même bonne distribution et une mise en scène aussi juste. Tout simplement parce que la suite logique de la musique est respectée et que l'on ressent, en tant qu'auditeur, cet ordre demandé par le compositeur et le librettiste. Ce n'est pas vrai cependant pour toutes les oeuvres du répertoire lyrique. Or, pour faire des coupures, il s'agit aussi de choix personnels, de la cie, des chanteurs, du chef d'orchestre et du metteur en scène. Je digresse, mais il y a matière à débat, à chaque fois, et c'est un casse-tête interminable pour toutes cies d'opéra!
Alors, je reviens sur mon idée première: les conventions "bureaucratiques" d'un orchestre. Je n'ai rien contre, mais je peux dire que j'ai développé, avec les années, une certaine aversion contre les musiciens qui prennent ces lois à la lettre... Remarquez, j'ai cette même aversion contre N'IMPORTE QUI qui prend toutes les lois à la lettre!! Exemple: ces policiers qui donnent des contraventions aux piétons qui traversent la rue n'importe où alors qu'il n'y a AUCUN traffic sous-prétexte que c'est la loi (je ne parle pas par expérience personnelle, mais ça pourrait très bien m'arriver!!) Donc, c'est souvent avec déception que j'ai vu des orchestres se lever et quitter alors qu'il restait encore une pièce à répéter ou les 12 dernières minutes d'un spectacle. C'est compréhensible, certes, mais décevant tout de même. Évidemment que les responsabilités d'aujourd'hui nous bousculent, mais si on est musicien, il faut bien aimer son métier non? Accepter de faire quelques concessions pour lui... Pas toutes, mais certaines... Le geste qui m'offense le plus ceci dit, c'est que l'orchestre, lorsque la représentation se termine, un fois qu'il a salué (et remercié le public, qui, rappelons-le, est quand même par sa seul présence la raison pour laquelle le métier de musicien existe encore), se barre!! Il s'en va l'orchestre, alors que les gens applaudissent toujours. Cependant, ce ne sont JAMAIS tous les musiciens qui partent, certains restent encore fidèle à l'amour tout simple qu'ils ont pour la musique. Même si ce texte est un long jugement, il n'est pas une condamnation, et il n'est pas non plus écrit de façon à viser un orchestre en particulier: c'est tout simplement l'état dans lequel sont les choses aujourd'hui...
Il y a une semaine de cela, je répétais "Bohème" à Monte Carlo. 2e répétition avec orchestre, on arrête souvent et on reprend, ce qui est normal, surtout avec la mise en scène. Heureusement, "Bohème" est un opéra qui dure 2 heures environ (plus une pause de 25 min), donc qu'il est tout à fait possible de passer l'oeuvre complète en une seule répétition, même avec les arrêts. 18h30, l'orchestre a terminé et Mimi n'est pas encore morte: il reste environ 7 min de musique. Le chef dépose sa baguette et dit bonsoir à tous puisqu'il est l'heure et que ça fonctionne comme ça. Mais quelqu'un (de l'orchestre) dit pourquoi s'arrêter, puisque nous sommes presque à la fin? Alors le chef demande à tous s'ils veulent terminer la répétition et d'un seul coup, on voit tous les archets, les pistons et les coulisses se mettre en branle, le chef reprend son baton, et on termine l'oeuvre. Petit moment anodin pour plusieurs, il m'a profondément marqué, pas parce qu'il était nécessaire (on aurait pu reprendre 2 jours plus tard sans problèmes!!), mais parce qu'il était spontané et évident. Pourquoi s'arrêter alors qu'on a pas terminé et que nous sommes si prêts de la fin?? Ce ne sont pas tous les orchestres qui auraient fait ça. J'ignore les conditions Monégasques pour un orchestre symphonique, mais merci à tous ceux qui ont pris le temps de bien vouloir profiter de ces moments de bonheur que peuvent nous procurer la musique, en particulier lorsque chacun fait partie d'un tout!
Ces réflexions en offenseront sans doute plusieurs, qui pourraient argumenter, avec raison, sur la société, sur le coût de la vie et sur le salaire véritable du musicien qui est, trop souvent, ridicule! Mais, justement, si l'on n'arrive pas à être complètement heureux, faute d'argent, peut-on l'être, en étant tout simplement dans le moment, dans la raison qui nous pousse à apprendre et travailler un instrument, une voix, un art, toute notre vie? Je me demande même pourquoi, chaque oeuvre et chaque production, aussi variées soit-elles (opéra, concert, comédies musicales, pièces de théâtre, danse, ballet classique et contemporain, etc...) sont-elles toutes couvertes par plus ou moins les mêmes règles? Pourquoi même, en tant que chanteur lyrique, je relève d'une branche floue de l'UdA, qui n'ont aucune idée comment gérer une carrière qui se doit presque obligatoirement d'être internationale? La politique dans la musique. Un mal nécessaire. Mais à quel prix?
Je pense qu'il est plus que temps, que chaque branche, voir chaque cie et même, qui sait, chaque production, prenne enfin un caractère personnalisé selon les besoin précis de cette production/branche/cie. Afin de rendre plus accessible à chacun ces petits gestes gratuits, mais qui au bout du compte nous rapporte beaucoup plus que toutes les conventions réunies.
À part ça pas grand chose...;)
mardi 20 avril 2010
mardi 9 février 2010
I never miss!
C'est une phrase d'un film de James Bond. Pierce Brosnan se retrouve devant Sophie Marceau prêt à lui faire la peau et elle lui dit: "You can't kill me, you would miss me too much". Il la tue et il dit: "I never miss". Woah! Il est fort en jeu de mot pareil le gars...
Ça fait des années que je me promène un peu partout sur la planète, ou dans ma tête, ou les deux. Des années que je rencontre des gens, des âmes, des amis. Des années que j'entends dire ou que je m'entend dire des "à la prochaine" et des "à bientôt j'espère". Le "à bientôt" j'utilise beaucoup parce que j'y crois. Parce que.
Mais je ne m'ennuie jamais, I never miss. Jamais auparavant j'ai pu dire que quelqu'un me manquait. Pas de manque, pas d'attache. Comme James. C'est plus facile pour voyager, pour se perdre pendant quelques jours, semaines avant de refaire surface. Et puis les potes, les vrais, ils comprennent. Ils restent et, j'imagine, s'arrangent pour "nevermisser" aussi à leur façon. Chacun son quotidien, les âmes restent les mêmes. On s'aime quand même.
Mais pas tout le temps. Pas maintenant. Maintenant, je suis en amour. Ça m'est déjà arrivé, je reconnais les symptômes. Mais la maladie évolue différemment cette fois, le virus a muté. Moins de fantasmes sur l'amour, plus de réalité. Plus de tangibilité je dirais. Et surtout, la réciprocité! Ça c'est quelque chose! C'est beau ça! Mais plus de près que de loin... De loin ça écorche un peu. De loin ça grafigne dans les coins, ça dit des "t'es où?" tout le temps! De loin, ça sent rien, ça vit un autre quotidien. Ça se partage pas aussi bien de loin. C'est différent, un apprentissage, une leçon, un décalage. Faut refaire vibrer le diapason à distance. C'est pas difficile, c'est même un peu beau, c'est juste un peu inconfortable. Et puis ça nous fait dire des choses qu'on a jamais dites, jamais pensées même. "Tu me manques". I miss you. Et on le pense vraiment.
Je suis en amour. Pour vrai.
À part ça, pas grand chose...;)
Ça fait des années que je me promène un peu partout sur la planète, ou dans ma tête, ou les deux. Des années que je rencontre des gens, des âmes, des amis. Des années que j'entends dire ou que je m'entend dire des "à la prochaine" et des "à bientôt j'espère". Le "à bientôt" j'utilise beaucoup parce que j'y crois. Parce que.
Mais je ne m'ennuie jamais, I never miss. Jamais auparavant j'ai pu dire que quelqu'un me manquait. Pas de manque, pas d'attache. Comme James. C'est plus facile pour voyager, pour se perdre pendant quelques jours, semaines avant de refaire surface. Et puis les potes, les vrais, ils comprennent. Ils restent et, j'imagine, s'arrangent pour "nevermisser" aussi à leur façon. Chacun son quotidien, les âmes restent les mêmes. On s'aime quand même.
Mais pas tout le temps. Pas maintenant. Maintenant, je suis en amour. Ça m'est déjà arrivé, je reconnais les symptômes. Mais la maladie évolue différemment cette fois, le virus a muté. Moins de fantasmes sur l'amour, plus de réalité. Plus de tangibilité je dirais. Et surtout, la réciprocité! Ça c'est quelque chose! C'est beau ça! Mais plus de près que de loin... De loin ça écorche un peu. De loin ça grafigne dans les coins, ça dit des "t'es où?" tout le temps! De loin, ça sent rien, ça vit un autre quotidien. Ça se partage pas aussi bien de loin. C'est différent, un apprentissage, une leçon, un décalage. Faut refaire vibrer le diapason à distance. C'est pas difficile, c'est même un peu beau, c'est juste un peu inconfortable. Et puis ça nous fait dire des choses qu'on a jamais dites, jamais pensées même. "Tu me manques". I miss you. Et on le pense vraiment.
Je suis en amour. Pour vrai.
À part ça, pas grand chose...;)
jeudi 6 août 2009
Maigrir ou l'art de ne pas faire la poids
Merci merci! Je trouvais la phrase trop drôle pour ne pas en faire le titre, mais je vais pas parler de perte de poids... Je préfère parler de perdre des couches protectrices (je suis pas gros, juste un peu enveloppé). Il y a quelques années je pesais environ 215 lbs (dans mes bonnes journées). Puis, je me suis mis à prendre de petites résolutions (marcher beaucoup et rapidement, et manger un peu moins et un peu mieux, en insistant sur les "peu"). Résultat: perte de poids, MAIS... Voici ce qui s'est produit chez moi. Ces couches de gras protectrices s'amincissant, toutes sortent de souvenirs, de sentiments, de blessures, ont refait surface. Et j'ai du réapprendre et apprendre à me connaître. Grande réalisation que celle où l'on réalise qu'on n'est pas tout à fait qui l'on croit être. Cette expérience de perte de poids/mise en forme (avec le temps, j'ai réussi à augmenter un peu l'entrainement), suivie de l'inévitable remontée à la surface du moi profond, me fait encore beaucoup réfléchir aujourd'hui. Je ne sais pas si c'est une démarche importante pour l'être humain, mais ça m'a définitivement appris à comprendre un peu mieux l'humain et sa société...à travers mes travers disons.
Je sais pas pourquoi, mais j'avais envie de partager ça. Une démarche comme une autre, mais qui contrairement à beaucoup d'autres, ne fait pas de scission entre le corps et le coeur. Àprès tout, l'âme c'est les deux. Et pour paraphraser OSS 117 je dirais: "J'aime quand je prend soin de mon âme"... Et puis, l'idée derrière tout ça c'est quand même de s'occuper à quelque chose d'utile pour une fois! (dans mon cas surtout!) Et pour préciser le tout, je tiens à dire que la perte de poids a été plus marquée et remarquée après que j'aie réussi à m'occuper de la partie sentimentale et psychologique de "l'épreuve". Étrange non? non.
À part ça, pas grand chose...;)
Je sais pas pourquoi, mais j'avais envie de partager ça. Une démarche comme une autre, mais qui contrairement à beaucoup d'autres, ne fait pas de scission entre le corps et le coeur. Àprès tout, l'âme c'est les deux. Et pour paraphraser OSS 117 je dirais: "J'aime quand je prend soin de mon âme"... Et puis, l'idée derrière tout ça c'est quand même de s'occuper à quelque chose d'utile pour une fois! (dans mon cas surtout!) Et pour préciser le tout, je tiens à dire que la perte de poids a été plus marquée et remarquée après que j'aie réussi à m'occuper de la partie sentimentale et psychologique de "l'épreuve". Étrange non? non.
À part ça, pas grand chose...;)
samedi 13 juin 2009
2009
Ouais ouais ouais... ben l'année a commencé sur les chapeaux de roues comme on dit! Depuis janvier 2009, je suis parrain et "mononcle", j'ai été un bum au coeur brisé-reconstruit-rebrisé, un marin avec beaucoup beaucoup de temps libre et un "fier" représentant canadien pour un concours de chant international (je me demande quand est-ce que Stephen Harper va m'appeler pour savoir si je peux lui ramener un tit kekchose du pays de Galles). Et là, je vous parle pas de mon été qui s'annonce déjà comme une suite ininterrompue de concerts, soirées, galas...et rénos! Comment ça ça existe pas le clonage ("Je veux de la pizza Steve")? Trois contrats canadiens ensuite: Silvio à Montréal, récital à Toronto avec Pascal Charbonneau et Lescaut à Calgary. Joyeux Noël? Je pense bien.
Ça, c'est l'agenda. Le moi, lui, il est plus inquiet du temps qui passe. De son filleul qui grandit déjà vite. De ses amis, sa famille, qui attendent patiemment les moments de retrouvailles. Depuis bientôt un mois, j'aurai eu 30 ans. Et pourtant, j'ai encore une redoute à rentrer chez moi: qu'est-ce qui m'attend? Quel courrier, ou message téléphonique vital aie-je manqué (à part ma nouvelle carte de crédit, ça on me l'a fait savoir assez vite qu'elle est pu bonne!!)? Tout simplement, par où commencer? On a beau avoir fait le voyage 100 fois, la rentrée au port n'est jamais la même. On l'espère belle et douce, et que le temps et le ciel nous soient clément. Dieux marins, veillez sur mon retour, nettoyez le chemin, je rentre chez moi enfin.
À part ça, pas grand chose...;)
Ça, c'est l'agenda. Le moi, lui, il est plus inquiet du temps qui passe. De son filleul qui grandit déjà vite. De ses amis, sa famille, qui attendent patiemment les moments de retrouvailles. Depuis bientôt un mois, j'aurai eu 30 ans. Et pourtant, j'ai encore une redoute à rentrer chez moi: qu'est-ce qui m'attend? Quel courrier, ou message téléphonique vital aie-je manqué (à part ma nouvelle carte de crédit, ça on me l'a fait savoir assez vite qu'elle est pu bonne!!)? Tout simplement, par où commencer? On a beau avoir fait le voyage 100 fois, la rentrée au port n'est jamais la même. On l'espère belle et douce, et que le temps et le ciel nous soient clément. Dieux marins, veillez sur mon retour, nettoyez le chemin, je rentre chez moi enfin.
À part ça, pas grand chose...;)
mercredi 3 septembre 2008
Le petit être
Qui est-ce? Quand ça cogne à l'intérieur... On ne répond pas souvent! Qui est-ce? Et pourtant, ça cogne sans arrêt. Boum boum! Y'a même des gens qui en font une profession: ils écoutent à notre porte et essaient de comprendre qui peut bien cogner derrière! Sans arrêt... Ben faut dire que quand il arrête de cogner, il a tendance à se pousser le pauvre. Alors, on lui crie après: "REVIENS!!", on le cogne à notre tour, on le bouscule, et même parfois, on l'électrocute. Des fois, il revient. D'autres fois c'est trop tard.
Mais vraiment, qui est-ce? On se protège, on regarde par l'oeil-de-chat: rien! Parfois on entrouvre la porte et on garde la chaine de sécurité. Rien non plus! Mais bon, il s'est faufilé! Ah ha! L'enfant, le gamin, le sournois joueur de tour qui en sait mille fois plus sur nous que nous sur lui. Il se souvient de tout: des peines, des trahisons, des bonheurs, d'événements lointains. Il se souvient de ce qu'il a ressenti à chaque fois. Il cherche à nous éviter les douleurs, et souvent, bien maladroitement. Il cherche à nous rendre le bonheur, un bonheur d'enfant.
Parfois, j'ouvre la porte. Et je laisse entrer le gosse. Ça le surprend un peu. "Viens jouer!" Ça n'en prend pas plus pour le dégêner! Il joue, il s'amuse fort. Et en le regardant s'amuser, je comprend certaines choses. Pourquoi je recherche tant un truc et pas un autre, pourquoi je suis si paresseux, pourquoi et comment, et surtout, qui je suis. À chaque fois qu'il entre. Ça fait peur. Qui on est. On s'en doute peut-être, et souvent, on préfère ne pas savoir. Alors, il a beau cogner, sans arrêt, sans se lasser, il ne réussit pas souvent à entrer. Et pourtant, il est là, prêt à venir jouer un peu avec nous, à venir se rencontrer se retrouver... À s'aimer. Le petit être.
À part ça, pas grand chose...;)
Mais vraiment, qui est-ce? On se protège, on regarde par l'oeil-de-chat: rien! Parfois on entrouvre la porte et on garde la chaine de sécurité. Rien non plus! Mais bon, il s'est faufilé! Ah ha! L'enfant, le gamin, le sournois joueur de tour qui en sait mille fois plus sur nous que nous sur lui. Il se souvient de tout: des peines, des trahisons, des bonheurs, d'événements lointains. Il se souvient de ce qu'il a ressenti à chaque fois. Il cherche à nous éviter les douleurs, et souvent, bien maladroitement. Il cherche à nous rendre le bonheur, un bonheur d'enfant.
Parfois, j'ouvre la porte. Et je laisse entrer le gosse. Ça le surprend un peu. "Viens jouer!" Ça n'en prend pas plus pour le dégêner! Il joue, il s'amuse fort. Et en le regardant s'amuser, je comprend certaines choses. Pourquoi je recherche tant un truc et pas un autre, pourquoi je suis si paresseux, pourquoi et comment, et surtout, qui je suis. À chaque fois qu'il entre. Ça fait peur. Qui on est. On s'en doute peut-être, et souvent, on préfère ne pas savoir. Alors, il a beau cogner, sans arrêt, sans se lasser, il ne réussit pas souvent à entrer. Et pourtant, il est là, prêt à venir jouer un peu avec nous, à venir se rencontrer se retrouver... À s'aimer. Le petit être.
À part ça, pas grand chose...;)
jeudi 1 mai 2008
1er mai... la nouvelle ère.
Le bonheur. Il fait froid et gris à Québec, mais c'est la bonheur. Quand les gens et les événements sont en oppositions direct avec le temps, c'est le bonheur.
Une ère nouvelle est née... Un renouveau nouveau de nouveauté nouvelle neuve! Tout frais sortie des fours du temps... Une nouvelle ère se fait belle et s'apprête à sortir pour être vue par tous et remarquée. Qu'on l'invite à danser et qu'on lui paie un verre vite!! Qu'on la complimente et qu'on la serre dans ses bras viiiiite!! Avant qu'elle ne déprime et qu'elle s'en aille. Avant qu'elle cède la place...
De belles choses dans cette nouvelle ère. De belles proses, de beaux gestes. Des unions, des naissances, des évolutions, des partances, des retours et des restes, des restants, des butins et des veilles, des lutins, des chants de joie et des cris fins. Pour la nuit qui s'étire, pour la dernière nuit du mois, pour le parfum de la dernière fois, une dernière pensée et un dernier souffle, et puis, la nouvelle ère qui s'impose et qui ne jette aucun regards en arrière. Qui bâtit avec ce qu'elle a.
Une nouvelle maison, un nouveau centre, un nouveau pavillon, une nouvelle antre, un nouveau jardin, un nouvel arbre.
À moi, à vous, je vous dis à bientôt... Dans cette nouvelle ère, nous nous reverrons et nous serons fier, d'y être, d'y vivre et d'y boire. À bientôt, au revoir.
À part ça, pas grand chose...;)
Une ère nouvelle est née... Un renouveau nouveau de nouveauté nouvelle neuve! Tout frais sortie des fours du temps... Une nouvelle ère se fait belle et s'apprête à sortir pour être vue par tous et remarquée. Qu'on l'invite à danser et qu'on lui paie un verre vite!! Qu'on la complimente et qu'on la serre dans ses bras viiiiite!! Avant qu'elle ne déprime et qu'elle s'en aille. Avant qu'elle cède la place...
De belles choses dans cette nouvelle ère. De belles proses, de beaux gestes. Des unions, des naissances, des évolutions, des partances, des retours et des restes, des restants, des butins et des veilles, des lutins, des chants de joie et des cris fins. Pour la nuit qui s'étire, pour la dernière nuit du mois, pour le parfum de la dernière fois, une dernière pensée et un dernier souffle, et puis, la nouvelle ère qui s'impose et qui ne jette aucun regards en arrière. Qui bâtit avec ce qu'elle a.
Une nouvelle maison, un nouveau centre, un nouveau pavillon, une nouvelle antre, un nouveau jardin, un nouvel arbre.
À moi, à vous, je vous dis à bientôt... Dans cette nouvelle ère, nous nous reverrons et nous serons fier, d'y être, d'y vivre et d'y boire. À bientôt, au revoir.
À part ça, pas grand chose...;)
mardi 29 janvier 2008
Pour le fun!
Bon, ce soir je déblatère. Sur n'importe quoi. J'ai volontairement retiré mon nom de la circulation, je passe mes journées chez moi, à tourner en rond sur moi-même. C'est différent, pas agréable, pas horrible, juste long. J'étire le temps. Parce que ça va trop vite le temps, ça passe lorsqu'on vit des moments qu'on voudrait éternels... Le temps prend le moment et s'enfuit. Nous reste juste la copie qu'on a peine à imprimer dans nos souvenirs et qui est parfois un peu tordue et floue.
J'appréhende le temps. Je me mets en garde contre ce filou qui réussira sans l'ombre d'un doute à me subtiliser ces moments à venir. Dans quelques jours mon oisiveté prend fin, et je replonge dans ma vie. Et quand je referai surface, quels souvenirs se seront joints aux autres, qui serai-je devenu?
Et les autres? Et la petite vie si répétitive, qu'on finit par se rendre compte qu'elle ne se répète jamais! Et qu'aucun des jours qui passe ne fut, en fait, identique aux autres. On a beau essayer, il y aura des jours où tout les bas sortiront de la sécheuse où toutes les paires seront complètes, et d'autres où notre trousseau de clef apparaîtra à l'endroit même où on pourrait jurer avoir regarder au moins dix fois pendant qu'on le cherchait...
La routine n'existe pas. L'ennui existe. La vie est un pénible équilibre qui s'en veut d'être parfait. Alors donnons un petit coup sur la droite juste pour voir. Ou encore mieux, sur la gauche. Et oublions le grand faucheur, le temps, vivons sans images fixes, sans caméra, sans enregistrements. Oublions tout et vivons.
Pour que quand on se revoit, à la question: "Pis, quoi de neuf?" on puisse répondre: "Pas grand chose." avec un grand sourire aux lèvres. Sans savoir pourquoi on est heureux.
À part ça, pas grand chose...;)
J'appréhende le temps. Je me mets en garde contre ce filou qui réussira sans l'ombre d'un doute à me subtiliser ces moments à venir. Dans quelques jours mon oisiveté prend fin, et je replonge dans ma vie. Et quand je referai surface, quels souvenirs se seront joints aux autres, qui serai-je devenu?
Et les autres? Et la petite vie si répétitive, qu'on finit par se rendre compte qu'elle ne se répète jamais! Et qu'aucun des jours qui passe ne fut, en fait, identique aux autres. On a beau essayer, il y aura des jours où tout les bas sortiront de la sécheuse où toutes les paires seront complètes, et d'autres où notre trousseau de clef apparaîtra à l'endroit même où on pourrait jurer avoir regarder au moins dix fois pendant qu'on le cherchait...
La routine n'existe pas. L'ennui existe. La vie est un pénible équilibre qui s'en veut d'être parfait. Alors donnons un petit coup sur la droite juste pour voir. Ou encore mieux, sur la gauche. Et oublions le grand faucheur, le temps, vivons sans images fixes, sans caméra, sans enregistrements. Oublions tout et vivons.
Pour que quand on se revoit, à la question: "Pis, quoi de neuf?" on puisse répondre: "Pas grand chose." avec un grand sourire aux lèvres. Sans savoir pourquoi on est heureux.
À part ça, pas grand chose...;)
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